La première fois que j'ai entendu parler de cette auteure, c'est à la radio. Ce qu'elle disait, comment elle le disait me donnait envie de la lire. Fayard venait de publier La maison de la source. C'était en novembre, mon père allait au Salon du livre de Montréal. Je lui ai demandé de l'acheter. Je n'achète pas tous les livres que j'aime. Parce qu'il y en aurait trop. Habituellement je le commande à la bibliothèque, je le lis et ensuite je juge si je tiens à l'avoir dans ma bibliothèque pour le relire. Celui-là, je l'ai tout de suite voulu. Sur le site d'Irène Frain, j'ai constaté l'abondance de ses publications, presqu'un livre par année depuis 1979 ce qui forçait mon admiration.
J'ai donc lu avidement, avec délices, La maison de la source. J'ai appris que la Bretagne n'est pas qu'une région sur le bord de la mer, que nos racines sont parfois ancrées dans bien plus que de la terre. Un auteur qui me donne envie d'écrire est un bon auteur selon mes critères de sélection. Comme un bon film auquel je pense encore après trois jours. Irène Frain est parmi ceux-là.
À la bibliothèque de Notre-Dame-de-la-Paix où je demeure, après six mois d'attente et d'espoirs, je n'ai pu obtenir d'autres titres. Je me suis abonnée à Saint-André-Avellin où j'ai retrouvé avec plaisir, dans les F, trois autres livres de cette Française pour qui les mots coulent aussi abondants que riches. J'ai lu Secret de famille et Histoire de Lou. Sans passer une page, autre signe que l'auteure sait captiver ma curiosité. Irène Frain peut fignoler une histoire complexe comme dans Secret de famille ou toute simple à un seul personnage comme Histoire de Lou. À partir de photos longuement examinées, toute une vie s'étale devant nos yeux.
J'en suis à Devi. Rien que l'avertissement du début me met en appétit. Je rognerai sur mes horaires rien que pour poursuivre la lecture. Il me faudra lire encore beaucoup pour parvenir à écrire peut-être pas autant mais aussi bien. Alors je m'y jette tout de suite.