Dernier hommage à mon père, Jacques Lamarche,
lu à son service le 19 août 2006, à Saint-André-Avellin
Il a eu une belle vie. À quelques détails près, je crois qu’il a eu la vie qu’il voulait.
Mon père nous a trouvé, à mon frère et à moi, des maisons, des écoles, à l’occasion, il nous a même créé des emplois. Mon frère Serge l’a déjà mieux exprimé que moi, mon père, — mes parents en fait—, nous ont appris la liberté de penser, la liberté de parole et la liberté d’action.
Aujourd’hui, je tiens à vous dire que Jacques Lamarche, l’homme que vous avez connu, n’était pas très différent du père qu’il a été avec nous.
Il se battait pour des causes sociales, culturelles. Avec sa plume et sa parole, il partait en croisade, à la recherche de subventions, de solutions. Il a parlé haut et fort, il a décrié, il a raconté. Il a développé un amour pour la Petite-Nation comme on s’enracine dans un pays, En défendant des causes qu’il croyait justes, il essayait de donner aux futures générations le goût de bâtir un monde toujours meilleur. Chacun de vous alimentait sa passion fébrile qui donne des ailes créatrices, qui change les rêves en réalités.
Et si dans sa vie, chacun de vous lui a témoigné de la reconnaissance, décerné des prix et remercié de milles façons, Aujourd’hui, à cette dernière rencontre — il aimait les réunions et il tenait à cette dernière— je suis certaine qu’il aurait tenu à vous dire : merci pour toutes ces belles années.